Plus d'un siècle après l'apocalypse nucléaire, venez rebâtir (ou détruire) un semblant de civilisation dans l'état du Colorado...
 
RechercherAccueilMembresGroupesS'enregistrerConnexionFAQ

Partagez|

Où nous en sommes...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 10
Date d'inscription : 25/03/2018
Admin
Admin
MessageSujet: Où nous en sommes... Jeu 31 Mai - 23:55
La citadelle… Le dernier bastion de l’humanité, à la fois notre sauveteuse et notre tombeau… Cela fait maintenant un siècle et demi que l’humanité est prisonnière de cette gigantesque citée dont nous ignorons encore à ce jour les mystères et l’histoire… 150 ans que nos ancêtres en exil ont trouvé refuge au sein de ce gigantesque champ de ruines, pour trouver refuge d’une menace qui parait aujourd’hui bien dérisoire comparé à celle hors de nos murs…
Car si cela fait 150 ans que nous vivons dans ces ruines sans même avoir les moyens de rendre à cette citée la gloire qui était certainement sienne dans le temps, c’est parce que le brouillard nous barre la route… Un brouillard meurtrier, acide et infranchissable qui tue tout ce qu’il touche, un brouillard qui cerne cette dernière citée de toute part et nous empêche d’en sortir.
Quand ils arrivèrent ici il y a 150 ans, nos ancêtres étaient meurtris, fatigués, déprimés par leur exil forcé à la suite de deux guerres abominables : la première était fratricide et vit des frères se battre entre eux pendant des décennies tandis que la seconde, bien plus rapide et meurtrière, vit les morts revenus des enfers s’attaquer à eux.
Pratiquement décimée par ces démons, ce qui resta de l’humanité décidé de partir vers le nord, au-delà des montagnes infranchissables de l’équateur, vers la terre des dieux que, selon les légendes, nous avions abandonné il y a des milliers d’années pour la laisser aux dieux seuls… Et le moins qu’on puisse dire à la vue de cette incroyable citée, c’est que les légendes disaient vrai : non seulement l’homme a bel et bien vécu ici auparavant, mais en plus il devait certainement vivre avec les dieux, car même après 150 ans cette citée nous semble encore étrangère.
Mais étrangère ou pas, c’est devenu notre foyer depuis, notre seul et unique foyer à défaut de pouvoir vivre ailleurs. Au fil des générations, nous avons mis en place des moyens de survivance autonomes et exploité tout ce que nous pouvions des étranges restes de technologie que nous avons trouvé ici, mais malgré nos efforts la vie reste précaire et difficile dans cette immense jungle de béton délabrée dont nous sommes prisonniers tant que la malédiction du brouillard n’aura pas été levée.
La seule grande différence avec le monde d’avant, c’est que nous sommes tous unis… Enfin unis, disons que nous ne sommes plus divisés par les ethnies et les pays comme nous l’étions avant ! A chaque génération qui a passé, les frontières culturelles sont devenues de plus en plus floues et l’humanité s’est homogénéisée un peu plus, à tel point que les identités culturelles d’antan et les animosités relèvent plus de l’héritage et de la nostalgie que du véritable nationalisme.
Non, ce qui divise aujourd’hui (et qui permet de régner) c’est l’argent… Certes l’argent a toujours dominé le monde, mais c’est particulièrement vrai aujourd'hui et ça, peu de gens l’avaient vu venir… Qu’il s’agisse d’anciens nobles, de bourgeois ou même d’ouvriers entreprenants, très vite certaines familles se sont faites un nom, et des clans entiers ont même acquis le contrôle sur certains quartiers ou bien d’autres… Avant même qu’on ne s’en rende compte, la vie reprit la place de la survie, sous la houlette déterminée et mercantile de toutes ces familles, prêtes à s’entredéchirer pour un avantage commercial… Ironique quand on y pense puisque leurs seuls clients sont aussi leurs seuls ennemis !
Divise en quartier et en zone de contrôle pour telle ou telle famille représentant vaguement une ancienne nation de l’ancien monde (afin de se donner une prestance), les familles dirigeantes se firent la guerre, le plus souvent de manière commerciale et parfois même à coup de fusil. Mais dans l’ensemble, le pékin moyen ne pouvait que subir lui, parce que malgré tout, la vie avec eux en charge était meilleure que la vie avec personne en charge.
Et aujourd’hui, après un siècle et demi, nous y sommes revenus : l’humanité est toujours autant contrôlée par le fric et par des dynasties de puissants. Les clivages pauvres riches sont un peu plus flagrant à mesure que certains quartiers ont la priorité pour la rénovation et les carrières, les réputations, les vies se font et défont en un coup de sabre ou un claquement de canon dans les ruelles sombres de la citadelle… Une ville ou le pourri côtoie le chatoyant de près… Une ville où finalement, peu de gens sont véritablement propres…
Mais pourtant, malgré la monotonie du quotidien, les gens sentent venir le changement… Nous sommes restés enfermés si longtemps derrière ce brouillard que nous avons oublié ce que c’est d’être humain, mais nous sommes es aventuriers, des pionniers, des explorateurs ! Pas un jour ne se passe sans que nous pensions à ce qu’il y a derrière le brouillard : un monde entier qui n’attends que nous, avec ses dangers, ses mystères et ses merveilles telles que nos générations enfermées ne peuvent s’imaginer. Oui, nous y pensons tout le temps car aujourd’hui, pour la première fois depuis 150 ans, le vent s’est levé…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://wastelandchronicles.kanak.fr

Où nous en sommes...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [Question] Coût de la carte - Jouer un Nous ne sommes paresseux sans nain [Résolu]
» Bon... bien nous y sommes !
» Nous ne sommes pas vos assistants de création de serveur.
» Le débat de la semaine 1 - Nous ne sommes pas paresseux
» [Blog] Nous sommes à nouveau joignables

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wastelandchronicles :: Administration :: Archives-